« Dans l’atelier du photographe » au musée Bourdelle

C’est qu’il s’agit de profiter un petit peu, au moins, du Mois de la photo ! Un peu compliqué de choisir ce qui nous plairait, et ensuite de trouver le temps d’y aller. Une fin d’après-midi a été consacrée à l’exposition Dans l’atelier du photographe (1839-2006), La photographie mise en scène, au Musée Bourdelle. Au milieu des sculptures de l’artiste qui a donné son nom au musée, au sous-sol de la salle la plus reculée (pour être honnête, il commençait à faire nuit et nous avons réussi à nous perdre dans le musée, la salle n’est pas si reculée que ça et le sous-sol est très bien aménagé), un petit carré a été installé, où l’on peut découvrir un historique non pas tant de la photographie, mais des techniques photographiques.

Voici le pitch de l’expo :

L’exposition propose de rapprocher l’histoire de la photographie de ses conditions de production et des découvertes techniques qui s’avèrent décisives. L’ambition première de l’exposition est d’offrir une mise en abîme de la « Photo-biographie » : le photographe à l’oeuvre à travers des autoportraits, des séances de prises de vues en studio ou encore des images de la « cuisine » chimique du tirage, dans l’espace réservé du laboratoire. Du daguerréotype aux impressions numériques actuelles, l’exposition déroule le parcours chronologique d’une soixantaine de prises de vue, comme autant d’instants décisifs de l’art de la photographie : outil de diffusion, de travail et moyen d’expression à part entière.

Malheureusement pour moi (pas trop non plus), je m’y connais très peu en chimie et en techniques photographiques : les termes utilisés étaient un peu flous (ah bon, de la gélatine dans les photos ? Bon, ok, mais moi je mets ça dans les gâteaux d’habitude…), et les tirages exposés n’étaient pas beaucoup expliqués. A partir d’une grande frise chronologique qui met en rapport les différentes techniques dans le temps (la date de leur invention, leur durée d’utilisation…), l’exposition se déroule le long de 14 points, qui présentent plus en détails 14 techniques, et donc 14 « époques photographiques ». Les techniques expliquées (sommairement) sont remises dans leur contexte historique et on découvre leurs conséquences. Elles sont toutes accompagnées d’au moins deux tirages d’époque – et c’est ça le plus impressionnant.

Une exposition pour les photographes amateurs éclairés donc, qui voudront en apprendre plus sur les différentes techniques utilisées à la fois pour photographier et pour développer ces photos ; mais aussi pour les amateurs de vieilles photos, car la plupart des documents présentés sont des originaux du 19e siècle.

Deux des photos présentées que j’ai aimées :

Ilse Bing, Autoportrait au Leica, Paris, 1931, © Musée Carnavalet

Jean‐loup Sieff, Autoportrait pour mes vingt ans, Vevey, Suisse, Vers 1986. © Estate Jean-Loup Sief

 

8 novembre 2012 – 10 février 2013
Musée Bourdelle : 18 rue Antoine Bourdelle 75015 Paris
Métro Montparnasse
10h-18h
Tarif étudiant : 2,50€, tarif plein : 5€.
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